Publié par : fg | janvier 29, 2012

L’éco-citoyenneté à l’épreuve de la vie quotidienne

Et vous, êtes-vous “éco” ?

Penser global, agir local : au-delà du discours politique, l’éco-citoyenneté se présente comme un mode de vie. Mais ce mode de vie est-il réaliste ou réservé à une petite élite ? La question est rarement posée. Et la réponse ne va pas de soi.

La dépense physique plutôt que la dépense énergétique ?

Sur la meilleure façon de se déplacer, l’éco-citoyen privilégiera la marche au vélo, le vélo au train (métro ou tramway), le train à la moto, la moto au bus, le bus à la voiture et la voiture à l’avion, le pire de tous les modes de transports.

Pour être un parfait éco-citoyen, un citoyen qui mise avant tout sur sa force motrice pour aller d’un point A à un point B, mieux vaut donc être jeune et en bonne santé que vieux ou malade tout en résidant près de son travail. Ou alors ne pas travailler, soit parce qu’on est chômeur, soit parce qu’on est à la retraite. Ce qui est quand même mieux pour faire usage de ses pieds à son rythme et sans courir de risques inutiles. A noter que la priorité donnée à la dépense physique sur la dépense énergétique vaut aussi pour les déplacements verticaux et disqualifie a priori l’usage des escalators comme celui des ascenseurs. Quant aux transports en commun, la faiblesse de l’offre en province ne laisse pas d’autre choix que la voiture. Pour ce qui est des vacances, inutile de préciser qu’en termes d’éco-citoyenneté, il mieux vaut les passer en France que partir à l’étranger et proscrire la résidence secondaire perdue dans la campagne…

Notre avis : quelle que soit la bonne volonté de chacun, le mode de déplacement reste largement tributaire du temps disponible et de l’offre de transport en commun. Et donc, in fine, du lieu de résidence. Or sur ce point, la tendance ne se dément pas : les Français les plus modestes rêvent d’avoir une maison, quitte à se retrouver en zone péri-rurale.

Le sauvage plutôt que l’élevage ?

Pour une alimentation éco-citoyenne, on privilégiera les fruits et légumes de saison, les produits faiblement transformés et emballés, issus de l’argiculture biologique. On évitera au contraire la viandes et espèces de poissons menacés ou issus d’élevages intensifs. Au risque de simplifier, l’alimentation éco-citoyenne opte donc résolument pour un régime végétarien et bio.

Comme la marche à pied ou le vélo, l’alimentation éco-citoyenne semble fortement indiquée pour la santé. Certains a priori ne sont pas forcément justifiés (rien ne dit, par exemple, que les légumes et fruits cultivés sous serres soient meilleurs pour l’environnement que les produits venant de pays lointains mais transportés par bâteau) et la guerre menée à la viande, aux produits laitiers, aux poissons d’élevages, voire aux céréales peut sembler excessive, l’alimentation éco-citoyenne n’en demeure pas moins d’un point de vue individuel emprunte de bon sens. En fait la difficulté majeure vient de la difficulté à appliquer un tel régime en dehors de chez soi et, a fortiori, à un prix raisonnable. Les fruits et légumes, de même que les produits bio restent chers.

Notre avis : les préconisations de l’éco-citoyenneté semble s’adresser prioritairement aux catégories sociales les plus favorisées et les plus éduquées. Comme en matière de consommation, les moins riches se retrouvent plutôt en fond de la classe. On dira que ce n’est pas une raison pour ne pas militer en faveur du changement mais est-ce bien réaliste quand le budget alimentaire se trouve réduit à la portion congrue, à la fois par la force des choses mais aussi par choix ?

L’économie, la réparation et le recyclage plutôt que la consommation

L’éco-citoyen est économe et écologique. Pour une raison simple : les deux vont de paire. En matière d’achat et d’utilisation des ressources, la tempérance est très fortement conseillée.

En matière de consommation, tous les Français sont un peu éco-citoyens. Le tri est rentré dans les habitudes. De même que les économies d’énergie, largement soutenues, elles aussi, par des campagnes régulières de sensibilisation et un contexte de crise. Pour le reste, en revanche, les changements sont plus lents et beaucoup moins probants.  

Notre avis :

Contre toutes les discriminations et les injustices

Au niveau social comme au niveau environnemental, l’éco-citoyenneté a pour but de préserver la diversité. La diversité sociale repose sur l’égalité et le respect des différences relevant du choix ou de la nature :  les femmes, les minorités sexuelles…

Pour être un bon éco-citoyen, les principes appellent, là encore, des actes bien concrets. Au quotidien, l’homme devra veiller à assurer sa part des tâches ménagères, éviter toute remarque sexiste, respecter les minorités.

Notre avis

Article en cours de rédaction


Catégories

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.