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Poli – Editeur : Poli-Politique de l’image – Création : 2009 – Périodicité : semestrielle – Prix (début 2012) : 10 euros – Site : poli-revue.fr
Repère : Maxime Cervulle enseigne les études culturelles à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Avec Nick Rees-Roberts de l’Université de Bristol, il est le co-auteur de Homo exoticus paru en 2010.
De quoi ça parle ? De tout ce qui a trait à la culture et aux politiques de l’image, depuis les jeux vidéos usqu’au “spectacle” du terrorisme ou de l’écologie en passant par la politique, la mode…
Ambition : “porter un regard neuf, politique, social et économique, sur la production, la diffusion et la réception des images actuelles, visuelles audiovisuelles et interactives”.
Objectif atteint ? Pour l’instant, non. Rien de bien neuf dans un regard qui nous apprend que les médias traditionnels influencent aussi les médias nouveaux ou que l’enfance des chefs constitue un excellent matériau de campagne (pour ne prendre deux exemples de démonstration tirés du n°5). Il est vrai que la revue n’en est qu’à son cinquième numéro et donne encore le sentiment de se chercher mais, sans théorie fondatrice, ni conviction forte, Poli risque vite d’être assimilé à un collectif de jeunes universitaires en quête de reconnaissance.
Ce qui est intéressant : l’idée d’un frottement entre anciens et nouveaux médias mais aussi, surtout, entre différents “régimes de temporalités”, dessinant un “horizon nouveau : celui d’une confusion entre l’événement et sa médiation, parfois même d’un dépassement du temps réel par le temps médiatique”.
Ce qui est décevant : l’idée de frottement reste encore bien vague. Elle demande à être développée pour produire autre chose qu’un ressenti de ”la vitesse à laquelle change l’air du temps”.
Pour résumer : une revue prometteuse ou déjà très décevante.
Note : 2/5